Lorsque le nouvel appel est publié, Samir reçoit un message clair.
Le dossier doit répondre à une liste précise d’items,
sans limite stricte de pages.
Une recommandation figure en italique :
« Une page environ suffit dans la majorité des cas ;
un dépassement est possible si nécessaire,
notamment pour préserver la lisibilité
ou l’intégrité des informations. »
Le soir même, Samir s’installe dans un bureau calme. Sous chaque item de la trame fournie, une courte phrase explicite ce que l’évaluateur cherche à comprendre. Samir écrit sans compresser artificiellement : il ajoute un schéma simple, un tableau comparatif, et une explication sur la durabilité du matériel.
Son dossier fait une page et demie. Il est aéré, lisible, cohérent. Samir est content de pouvoir déborder un peu pour mettre ce tableau, tout tasser en une page pour garder la même information lui aurait pris plusieurs heures précieuses de travail de compression.
Le mois suivant, le comité d’évaluation travaille avec des consignes explicites : évaluer le fond, accepter les dépassements minimes, et demander une justification uniquement lorsque le volume excède largement la recommandation.
Un évaluateur contacte Samir via le coordinateur administratif pour clarifier un point. La discussion avec le coordinateur est courte et constructive. Deux jours plus tard, Samir reçoit le résultat, accompagné d’un retour synthétique sur ce qui a été compris et apprécié.
Pour la première fois depuis longtemps, Samir a le sentiment d’avoir été évalué sur la clarté réelle de son besoin scientifique, et non sur sa capacité à compresser un texte.